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Carnets anticapitalistes

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    Carnets anticapitalistes

Cette collection est née de la crise économique et financière mondiale, laquelle est propice à la réflexion et à la recherche d’alternatives au modèle néo-libéral. Elle propose tout à la fois des rééditions de textes classiques et des courts essais de grands penseurs politiques de notre temps.

 

 

 



 

Pourquoi pas le socialisme ?, Gerald Allan Cohen (12 € - mars. 10 - 64 pages - ISBN 9782851979216)

Gerald Allan Cohen, disparu en août 2009, était le philosophe de gauche le plus respecté en Angleterre, inventeur du marxisme analytique ou « marxisme sans sottises » (non bullshit marxism), voulant réconcilier la critique de l’exploitation et la logique rationnelle. Le point de départ de Pourquoi pas le socialisme ?, c’est un exemple très concret : celui des vacances au camping, ou chacun accepte de bon gré le partage collectif. Comment faire pour étendre le modèle enchanté de la vie au camping à la société entière ?
Ce livre, publié par Polity Press à titre posthume à l’automne 2009, est aussi le premier essai de Cohen traduit en français. Pour saluer l’événement, le socialiste François Hollande en a écrit la préface.

 

La soif du gain, Michael Walzer (10,50 € - janv. 10 - 64 pages - ISBN 9782851979131)

Le 29 septembre 2008, à l’orée d’une crise financière et bancaire majeure, Michael Walzer publiait dans la revue, Dissent, un article important, intitulé : « Une note sur l’avidité : qui est réellement responsable de la crise financière ? » L’argument de Walzer était simple, mais dévastateur : les politiques qui critiquent l’avidité des banquiers sont hypocrites, car c’est sur l’avidité que repose l’ensemble de notre système économique libéral, et cela dès ses fondements, qui remontent au XIXe siècle. Quand la recherche du profit maximal est le seul dogme, le résultat ne peut qu’être le chaos. C’est pourquoi, à la « main invisible » du marché, Walzer préfère la « main visible » de l’Etat.
Infatigable pourfendeur de la pensée libérale, Walzer prolonge et affine son analyse dans deux autres articles : « Qu’est-ce que « la Société Idéale » ? »  et « Exclusion,  injustice et démocratie ». Ces trois articles qu’on lira dans l’ordre, du plus incisif au plus théorique, ont la force  de réconcilier, de façon originale, la défense des valeurs fondamentales de la gauche et le souci du réalisme.

 

Identité, Bauman (10,50 € - janv. 10 - 144 pages - ISBN 9782851979124)

D’origine polonaise, naturalisé anglais, Zygmunt Bauman est l’un des sociologues les plus traduits dans le monde. Dans cet essai à la fois synthétique et très personnel, il décline les conséquences du passage de la mondialisation « à l’état liquide » pour l’identité des individus. Explication : « Nous assistons au passage d’une phase ‘‘solide’’ à une phase ‘‘liquide’’ de la modernité. À l’état liquide, rien n’a de forme fixe, tout peut changer. Dans un environnement fluide, faut-il s’attendre à une inondation ou à une sécheresse ? Mieux vaut se tenir prêt pour l’une comme pour l’autre. Les structures, si tant est qu’il y en a, ne tiendront plus longtemps. Elles finiront elles aussi par prendre l’eau, se liquéfier, suinter, et fuir. Les autorités aujourd’hui révérées seront demain tournées en dérision, méprisées et huées, les célébrités seront oubliées, les idoles à la mode ne survivront plus que dans les jeux télévisés, les nouveautés seront mises au rancart, les causes éternelles seront abandonnées pour d’autres causes tout aussi éternelles, les puissances indestructibles tomberont aux oubliettes, les palais et les banques seront engloutis par d’autres plus grands encore ou finiront tout simplement par disparaître, les actions à la hausse seront dévaluées, les brillantes carrières déboucheront sur une voie de garage. Dans un univers à la Escher, nul ne saura plus distinguer le haut du bas. »

 

La célébration du dimanche, Proudhon (9,50 € - janv. 10 - 160 pages - ISBN 9782851979148)

Travailler le dimanche ? « Pourquoi continuer d’empêcher celui qui le veut ? », a demandé benoîtement le président français le 28 octobre 2008, revenant par là sur une question qui semblait tranchée depuis l’institution du repos dominical un siècle auparavant, en 1906. Si cette déclaration n’a pas manqué de provoquer une vive polémique, c’est que le débat sur le dimanche met en scène des enjeux philosophiques de toute première importance...
Une œuvre d’une actualité étonnante dans laquelle tous les partisans du dimanche aujourd’hui seront heureux de puiser des arguments, qu’ils soient fervents catholiques ou qu’ils appartiennent à la gauche radicale et athée.

 

La Pornocratie, Proudhon (9,50 € - nov. 09 - 88 pages - ISBN 9782851979100)

De Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), on a surtout retenu la théorie de la propriété la célèbre formule : «La propriété, c’est le vol». On ignore généralement que c’était un socialiste austère, pourfendant la licence débridée de l’époque de Napoléon III, et qu’il voyait dans la société bourgeoise une «pornocratie», c’est-à-dire un règne des putains. Si son rigorisme peut sembler désuet, le lien qu’il dénonce entre capitalisme et pornographie est toujours d’une actualité brûlante.

Catéchisme révolutionnaire, Bakounine (9,50 € - nov. 09 - 64 pages - ISBN 9782851979087)

Le «Catéchisme révolutionnaire» (1865) peut se lire comme le programme de la Fraternité internationale, société secrète anarchiste fondée par Bakounine à Paris. Dans cet exposé qui résume sa pensée politique, Michel Bakounine s’appuie sur la notion centrale de liberté pour récuser la religion, l’église et l’état bourgeois. Comme «l’homme n’est libre que parmi les autres hommes également libres», la réalisation effective de la liberté suppose l’égalité de tous et l’abolition de l’esclavage. D’autre part, Michel Bakounine appelle de ses vœux une organisation politique, un État qui doit «procéder de bas en haut», c’est-à-dire qui se présente comme une fédération de communes autonomes. Dès lors, un long affrontement va avoir lieu, au sein de l’Association Internationale des Travailleurs, entre les partisans de Marx et ceux de Bakounine, au terme duquel ces derniers seront écartés. Bakounine passera les dernières années de sa vie entre l’Italie et la Suisse, et mourra à Berne en 1876. Moins systématique et moins économique que la pensée de Marx, son œuvre reste une référence pour les mouvements anarchistes et autogestionnaires jusqu’à nos jours.